L’heure de la reprise est venue.

La période estivale, bien que légèrement plus calme, a quand même menée son lot de projets, divers et variés. Les projets de fonds, pour peaufiner et préparer l’après, mais aussi des projets vidéos bien concrets.

Et vous le bois ça vous inspire quoi ?

Le premier a été réalisé pour l’Association Fibois Isère.

Fibois Isère fédère l’ensemble des professions de la filière bois du département. A l’heure de la prise de conscience climatique et des enjeux urbains en terme de construction, de plus en plus de bâtiments revêtent du bois, que cela soit en intérieur ou simplement sur leur propre facade. J’ai eu l’occasion de m’en rendre compte, mais ce process n’est pas très bien accueillis en ville pour la simple et bonne raison que le bois vieilli, tout comme nous. Et en vieillissant, on a coutume de penser qu’on s’enlaidis 🙂

Fibois a donc souhaité réaliser, à l’occasion du Street Art Festival, une campagne de communication en ce sens. Un street artiste, LPVDA, (je vous encourage à aller voir ses réalisations hors du commun) a réalisé une oeuvre monumentale sur la crèche Philippe Ville. Un nouveau souffle donné à ce bâtiment, par l’utilisation de techniques et d’usages trés simples et surtout 100% naturels, sans produit chimique ou autre : bruler, poncer… Et de là sont nés 4 visages d’enfants monumentaux.

Ce premier acte de sensibilisation a été accompagné d’un second, celui de la réalisation d’un film. On y découvre le témoignage des professionnels de la filière, architecte, bucheron, débardeur, charpentier, dans le coeur de métier. Ils nous racontent leur amour du métier et la relation particulière qu’ils entretiennent au quotidien avec ce matériau noble.

Les 2 Alpes se plient en 4

Deux autres films ont vu le jour cet été, chacun d’entre eux ayant un caractère exceptionnel.

Exceptionnel pour le premier, car filmer un chantier d’envergure à 3200m d’altitude, au pied d’un glacier, n’est pas forcément commun.

Réalisé avec Antoine Ciceron, ce film, premier d’une trilogie qui prendra fin avant le début de l’hiver, dévoile les coulisses, objectifs et enjeux du renouveau du domaine skiable des Deux Alpes.

En effet, la vie d’une station de ski n’est pas de tout repos une fois la saison d’hiver terminée, et le travail continu. La station des 2 Alpes réalise cet été une mutation de son domaine skiable. Création de nouvelles remontées mécaniques, remplacement et suppression de remontées anciennes. Des chantiers hors normes, qui malgré leur envergure sont pensés et réalisés en lien direct avec l’environnement naturel, et dans un souci d’une exploitation plus verte et plus confortable au quotidien que cela soit pour les touristes ou ceux qui exploitent au quotidien le domaine.

La Fête du Lac d'Annecy

Le second avait quand a lui un petit air de vacances… cadre magnifique, clapotis de l’eau et spectacle… Cela fait aussi parti des quelques petits plaisirs que l’on peut avoir dans ce job.

J’ai en effet eu la chance d’être missionné pour réaliser des prises de vues aériennes de la fête du lac d’Annecy. Réalisation de rushs uniquement, remis à l’artificier en chef.

Un projet clairement inhabituel et assez particulier par tout ce qu’il requiert en terme d’organisation et par son caractère unique :

1/ L’obtention de toutes les autorisations. Pour ceux qui connaissent la règlementation, voler en agglomération n’est pas simple, assez contraignant… De nuit, et avec 200000 personnes à proximité, cela l’est encore plus. En lien avec les organisateurs et la préfecture de Haute Savoie, plans de vol, zone de décollage, zone d’évolution du drone ont été précisément définis.

2/ La captation en elle même change de tout ce qu’on a pour habitude de faire. Les réglages doivent être minutieux car une fois en l’air, nous n’avons absolument aucun repère. Zone de netteté, exposition… Un feu d’artifice est un One Shot, il ne faut donc clairement pas se louper et c’est un vrai enjeu

3/ La durée : 1h15 de vol continu (avec quelques aller retour pour les changements de batteries bien sur) n’est pas non plus commun.

4/ Seul aux manettes, la zone d’évolution a beau être réduite (- de 100m du point de décollage), une fois dans les airs, il est impossible de repérer le drone lorsque qu’on a la tête rivée sur son écran pour vérifier les images. Au dessus d’un lac, a proximité d’un feu d’artifice gigantesque, cela peut vite devenir stressant. L’accompagnement d’une personne dédiée à cette tâche était donc plus que nécessaire.

5/ Décoller et atterrir, sur une petite plateforme au beau milieu du lac, en pleine nuit, parait simple, mais vous met quand même clairement une certaine pression. Il n’y a aucun droit à l’erreur et cela peut pourtant vite arriver.

Je n’ai pas pu résister, voici tout de même quelques images du spectacle. Une mission pour laquelle je garde un souvenir énorme !

Voici pour ces quelques news.

La reprise commence comme il se doit, avec pleins de projets qui me mèneront en Aquitaine, en région parisienne et bien évidemment en Isère également !